A propos

Je suis ce qu’on appelle un jardinier amateur… au féminin. Mais alors très amateur.

Il y a quelques années, j’avais un petit jardin de ville, un havre de paix dans la cité. J’y avais planté toutes sortes d’arbustes, de plantes vivaces, j’y avais installé un demi-tonneau avec deux poissons rouges, un nénuphar nain et deux ou trois autres plantes aquatiques. Il était enclos de murs qui n’étaient pas suffisamment hauts pour empêcher la lumière d’y pénétrer. Il y faisait frais l’été et l’hiver y régnait une température plus douce de deux degrés que dans la rue. Un petit paradis quoi !

 

Jardin de ville

 

Et comme j’étais fière de mes talents ! Je venais à peine de découvrir le jardinage que j’étais capable de tout faire pousser, avec opulence. Vraiment, de sacrés pouces verts que j’avais là !

Alors,  quand je suis arrivée sur ce nouveau terrain de 4500m2, en pleine campagne de Corrèze, proche du Lot, on allait voir ce qu’on allait voir ! Le paradis vert en pleine cambrouse ! Versailles et le must du jardin anglais au milieu des vaches limousines ! Stéphane Marie et Alain Baraton pouvaient aller se rhabiller : le monde végétal n’attendait plus que moi et on verrait ce que c’est que jardiner !

Et  bien on a vu !

Six ans plus tard, ce qui n’est pas fauché par le voisin est quasiment en friche ou brûlé par le soleil ou tout maigrelet ou envahi d’herbes qui n’ont rien à y faire… Ce que je n’avais pas compris, c’est que dans mon petit jardin de ville, tout était parfait : la terre alluviale, un ancien jardin maraîcher, la température, l’hygrométrie. J’aurais planté un bâton, il aurait pris racine. Je n’y étais pour rien.

Je me retrouve donc avec ce terrain à la terre très hétérogène, brûlé par le soleil (je n’ai que du sud !), pas d’eau naturellement disponible là où il le faudrait, et très peu de temps à lui consacrer.

 

Jardin en friche

 

Et pourtant, je vais essayer. Et si vous voulez bien m’accompagner, nous essaierons de transformer ce jardin en friche en un véritable jardin d’Eden ; en utilisant au maximum les règles de la permaculture ; sans utiliser de pesticides ; en faisant au maximum avec les moyens du bord ; en réfléchissant rationnellement, le plus possible, ou poétiquement, on ne se refait pas. J’essaierai de tirer partie au maximum de ce qui existe déjà et de prendre en compte le climat tel qu’il est en train de se mettre en place.

J’essaierai de faire de ce jardin un espace où végétaux animaux et humains pourront se sentir bien.

Au boulot !

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